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Cette église pédophile !

Il ne s’agit pas d’un cas isolé. L’église de par le monde est coupable de violence sexuelle sur les enfants. Le cas de l’église baptiste canadienne n’est, malheureusement, pas l’exception mais plutôt la règle que le politique n’arrive pas à combattre.

Le Devoir.com - En gardant le silence pendant des décennies sur les violences physiques qu’un de ses pasteurs aurait fait subir aux enfants qui lui étaient confiés, l’Église Baptiste du Québec se serait rendue « complice » de celui-ci, selon les victimes alléguées d’une action collective récemment autorisée.

Le pasteur Claude Guillot a été directeur de l’école La Bonne Semence opérée par l’Église baptiste de Victoriaville, de 1982 à 1984. C’est à ce titre qu’il aurait dispensé de « châtiments corporels » aux enfants qui lui étaient confiés de « manière extrême et abusive », lit-on dans la demande introductive d’instance déposée lundi.

Au cours de cette période, les « corrections » auraient été faites avec un objet contondant, « soit une palette de bois massif verni ayant une épaisseur d’environ un pouce, une largeur d’environ 6 à 8 pouces et une longueur d’environ 14 pouces, en excluant la poignée ».

Il est aussi avancé que Claude Guillot encourageait les parents « à châtier leurs enfants de la même manière » une fois que ceux-ci retournaient à la maison. Ce sont d’ailleurs ces abus qui poussèrent l’école La Bonne Semence à le congédier en mai 1984.

D’autres abus allégués à « l’Académie »

« Malgré le congédiement de Guillot […] pour le motif qu’il abusait d’enfants, ni l’Église Victoriaville ni l’Association [d’églises baptistes évangéliques au Québec] n’ont dénoncé les abus de Guillot », est-il écrit. Ce dernier a continué d’évoluer au sein de l’organisation religieuse qui, du coup, se rendait « complice » des actes qu’il aurait commis dans les décennies suivantes, selon les victimes alléguées.

En 1999, après des études en théologie à Québec, le pasteur Guillot a créé chez lui — en partenariat avec l’Église évangélique baptiste de Québec-Est — une « église-école clandestine » nommée « l’Académie ». Celle-ci reprenait le même programme que celle de la Bonne Semence. Les abus y auraient été faits au vu, au su et avec l’approbation des membres de l’Église Québec-Est, soutiennent les requérants.