Formes biologiques sauvages

FOCUS
L 'info autrement...

Cette communication et ces médias qui nous plombent la vie !

Dernière mise à jour : 17 juil.

Nous voudrions définitivement oublier ce qui nous est arrivé avec cette chose dite covid, en invoquant l’espoir de re-vivre des lendemains plus sains et meilleurs, les médias - dans leur quasi-totalité - continuent de plomber notre vue/vie par ces chiffres qui font de la mort et de la maladie les hérauts de la désespérance humaine. Le monde est ainsi passé d'une hyper inflation thématique covid à une concentration extrême sur la guerre Ukraine-Russie, sans relâche et sans nous accorder le répit des braves. ''Experts'' et non moins experts se relaient sur les antennes (tv et radio) et presse (écrite) pour nous ''enseigner'' et nous ''renseigner'', comme lors des débuts coronariens. La machine infernale en somme !



Par Najib BENSBIA


A défaut d'une information intelligente, voire simplement utile, nous assistons au fléau de l'hybridation informationnelle à sens unique, alors même que le virus, qui nous a immobilisés deux ans durant, continue sa croisade mais cette fois dans le silence et l'apathie.


Après quelques semaines de répit, la communication médiatique reprend son ‘’flambeau déconstructeur’’ pour nous infliger suspicion et déconvenues, doute et ruines... Quelques plateformes de news délabrées s’appliquent ''consciencieusement'' surtout à nous assommer de statistiques, au moment où les ‘’vaillants gardiens publics’’ de notre santé se sont ‘’assagis'', lassés de rabâcher les mêmes litanies et ont décidé de fermer les yeux sur notre relâchement précautionné ainsi que notre insouciance dans nos actes quotidiens de convivialité humaine. Et, en l'occurrence, on se fout que l'OMS re-tire la sonnette d'alarme(*), parce que l'on a mare de tous ces interdits qui ne servent à rien en définitive.


On le sait, la communication est une incursion immaculée de la réalité interphasée en de multiples connexions, à la fois séparées les unes des autres et pourtant menant vers une destination commune : l’inversion des faits. Ce qui est objectivité pour les uns est, dans le même espace-temps, subjectivité. On peut considérer que cela est une vue de l’esprit, or les flux partagés sur Internet et/ou véhiculés par les sites d’informations sont à double, triple, quadruple tranchants, tant ils ne sont pas maitrisables, vérifiables et, donc, fiables.


Ce qui est arrivé avec le coronavirus est on ne peut plus instructif à cet égard, tant il a impacté – et continue de le faire - de diverses et multiples manières pourrait-on dire notre vécu, ce qui a désarticulé (la tendance est toujours valable) les faits au regard de et dans notre entendement sous la loupe médiatique.

Alors que le monde sort péniblement de la flagellation où nous on jetés le Covid et tous ses variants, les médias sont restés hyperactifs. Ils ont décrit en long et en large l’attaque coronarienne, ses à-côtés mortifères et sa dimension transfuge qui a mis à nu l’indigence de la médecine, la pauvreté/atrophie médicamenteuse et l’incongruité du discours et de l’action politiques d’État, tous les États.


En interlignes, tout le monde a compris, devait le comprendre en tout cas, que la communication planétaire a perdu les pédales ! Elle n’avait plus qu’une seule actualité, la mort en direct, la mort qui n’a plus de sens, plus de raison, plus de but, seulement la mort, en elle-même, par elle-même, pour elle-même. La mort est devenue LE SUJET. Elle n’est plus un acte incident, un dérivé de la vie. Elle s’est transmuée en vie arrêtée, stoppée, schématisée, personnifiée plutôt en UN acte, un seul et final, la fin de tout.


La communication est planétaire. La mort le fut dans une actualité une et indivisible, totalité flagellant toutes les totalités. Espace fini de l’espace infini. Elle s’est imposé objet et sujet de l’espace communicationnel dans et à travers l’ensemble de ses ramifications écrites, virtuelles, audiovisuelles, instantanée et diffusées en direct ou en différé.

La communication participe, tout le temps, de la déprime du monde en croyant l’informer. Elle désespère les plus optimistes que la terre peut compter. Elle créé le vide là où la communauté s’est déjà empressée de vivre en désunion intégrale. Par ses circonlocutions, cette communication planétaire a rendu le monde fou, désarticulé, désinformé, abruti et intolérant. L’information s’est transformée en le pire ennemi de l’Humanité en quelques jours, en quelques semaines, en quelques mois au maximum. Et cette tendance ne s’affaisse pas, elle est revenue au galop avec cette sale guerre que Poutine impose à l’Ukraine et où les civils sont pris pour cibles, chantage éhonté d’un magnat de l’absurdité, harcelant notre être, foudroyant notre âme et désarçonnant notre entendement. Dans la foulée, les réseaux sociaux se sont métamorphisés en relais du vide, du désarroi, de la mort en direct.


Pourtant, par un passé qui ne semble plus récent, chacune et chacun de nous aimait, recherchait, admirait. Le lien social virtuel, qui permettait/favorisait/offrait instantanément la connexion, l’interconnexion entre les humains. Ce lien a semblé, tout-à-coup, devenir l’interface de notre décrépitude, l’astasie en lettres perforantes, déshumanisantes, intolérantes, intolérables surtout dans et à travers tous ses signes. La communication sociale s’est même vue traitée/fustigée comme le poison qui participe du déséquilibre psychologique et comportemental des Humains en ces temps de délabrement moral et sanitaire global. Elle s’est institutionnalisée comme étant le foyer générique qui tue l’espoir.


En fait, la communication planétaire s’articule désormais en autant de foyers de supercherie, de charlatanisme, de défloraison de la raison à tel point que la capacité d’absorption/digestion des flux informationnels, désinformationnels, ne peut plus la tolérer, voire tout simplement la supporter, du moins pour les êtres humains normaux.

L’Humanité a, sous cette offensive virale, atteint sa limite extrême de tolérance. Elle ne peut plus avancer, figée dans le temps de la peur, de la panique et de l’attente de cet instant de terrassement final, qui peut nous atteindre, individuellement et par-là même collectivement, à tout moment de ce temps qui ne passe plus qu’en flux et reflux désintégrateurs, en boucle.


L’espace médias, des médias, toutes formes, modes et viralités, nous apparait désormais le centre de divergence, toutes les divergences, ces trous d’air pollué, haché à force de vérités et leurs contraires, de supputations/hypothèses et autres fantaisies ‘’expertes’’, le lieu idoine de stratification de toutes les inepties du monde. Prononcer les mots Com et médias est désormais synonyme d’asphyxie de l’intelligence, qui en appelle, qui en appelait surtout, avant l’invasion coronarienne doublée de celle que Poutine nous inflige via la meurtrissure ukrainienne, à l’ambition, donc à l’espérance, plus qu’à l’espoir. Nous sommes devenus, nous autres consommateurs de l’immédiateté informationnelle, allergiques à l’info, parce que celle-ci est, en fin de compte, une fêlure inhibant l’esprit critique, la propension dynamique et l’emphase tellurique.


Pourtant, pourtant ! Comme pour toutes ces choses que l’on aime et que l’on déteste à la fois, que l’on veut avoir et qu’on fuit dans le même élan, qu’on recherche en les abhorrant dans le même intervalle, la communication, en fait les médias sont censés être là pour orienter notre regard. Nous donner les outils de comparaison. Nous fournir les éléments d’usage qui pourraient éclairer nos décisions. Les éléments de langage qui permettraient à chacune et à chacun les interactions utiles pour nous transporter dans l’aire et la jouissance des libertés, celles permises et celles encore d’interdits entourées.