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France : Les têtes de pont écologistes s’étripent…

Dernière mise à jour : 28 avr.

Entre Yannick Jadot, candidat des écologistes aux présidentielles françaises 2002, et Sandrine Rousseau, arrivée 2è aux primaires écologistes, rien ne va plus. Et elle le fait savoir, en fustigeant le ‘’bloc’’ de campagne des verts : «Ils se plantent sur tout !». Ce qui a fait titré ce vendredi 4 mars ‘’Le Parisien’’ : Sandrine Rousseau enterre Yannick Jadot et prépare la suite.


Sandrine Rousseau


Par Najib BENSBIA - Le Parisien reprend l’économie des propos que Rousseau en lui prêtant ces termes : « Ce n’est pas une campagne ». et « ils se plantent sur tout ».. Ce qui a fait conclure à ce média « qu’entre Yannick Jadot, le candidat écologiste à la présidentielle, et Sandrine Rousseau, qui a terminé deuxième à la primaire des écolos, le malaise est profond ». Le porte-parole da campagne de Jadot a adressé, dans la foulée, un communiqué dans lequel il a annoncé l'exclusion de Rousseau de l'équipe de campagne EELV, en précisant qu'« Elle ne préside plus le conseil politique, elle n’est plus conseillère spéciale du candidat ».


Forte de son très bon score à la primaire écologiste où elle a terminé 2è avec 49% des voix, Sandrine Rousseau a posé, au lendemain de cette primaire, ses conditions à un soutien plein et entier au candidat à la présidentielle. Or, avec le temps et l’approche des élections, la numéro 2 des EELV est convaincue que son parti va à un échec cuisant. Et elle refuse d’être associée à cette mésaventure.


La finaliste de la primaire écologiste n’a jamais caché ses désaccords avec l’ancien de Greenpeace, Yannick Jadot. Coincé entre 5 et 6 % des intentions de vote, la candidature de celui-ci paraît à Sandrine Rousseau plus que jamais vouée à l’échec. La possibilité d’être en dessous des 5 % le soir du 10 avril lui semble même probable. D’ailleurs, celle-ci n’a jamais trouvé sa place réelle dans la campagne du candidat écologiste. Elle réfléchirait, selon Le Parisien, à l’après-présidentielle et envisage, entre autres hypothèses, de créer son propre mouvement.

Le candidat écologiste a dû s’atteler, dès l’annonce des résultats de la primaire, au rassemblement de sa famille politique avant de pouvoir, comme il l’espère, séduire au-delà. Sauf que la 2è finaliste Sandrine Rousseau, forte de son très beau score de 49 %, a toujours été réticente à se ranger définitivement derrière lui, posant un certain nombre de conditions à un soutien plein et entier, souligne Le Parisien.


En exprimant de manière lapidaire son opinion sur la campagne de Jadot, S. Rousseau a subi la foudre de celui-ci, qui l’a exclue de son équipe de campagne. Cette exclusion prend la forme d’une « clarification », le candidat à la présidentielle ayant « déploré ce vendredi les ‘’ parasitages ‘’ de la finaliste de la primaire écologiste Sandrine Rousseau » affirme Le parisien qui avait servi de plateforme aux propos incendiaires de la numéro 2 des verts.


Dans un article publié jeudi 3 mars sur le ''Parisien'', Sandrine Rousseau a fustigé un discours de campagne « flou », « un gâchis », des propos toutefois formellement démentis par l’intéressée auprès de l’AFP. Mais pour Yannick Jadot, l'exclusion de Rousseau « est une forme de clarification après des semaines et des semaines de parasitage », ce qui « n’est pas compatible (...) avec la loyauté, avec la ligne politique » du pôle écologiste estime le candidat EELV.


Quoiqu'il en soit, l'exclusion de Sandrine Rousseau de l'équipe de campagne de Jadot semble ouvrir de nouveaux horizons devant celle-ci, sachant que Jadot ne l'a emporté que de 1% à la primaire écologiste, ce qui n'en fait pas un potentiel leader indétrônable du perchoir EELV.

Lire l’article d'inspiration : Le Parisien