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L’OMS déclenche son plus haut niveau d’alerte pour la variole simienne

Le monde est confronté désormais à l’amplification des épidémies d’origine virale. Depuis la fin du confinement dans tous les foyers d’émergence du Covid 19, l’Humanité est confrontée de nouveau à deux autres virus : La variole du singe et la variole simienne. Cette dernière, dont l’alerte au niveau maximal a été donnée le 23 juillet par le Directeur général de l’OMS a trouvé, comme pour le Coronavirus, son foyer de prédilection en Europe occidentale. C’est quoi cette variole et où se situe son champ d’action ?



Tout en précisant que l'objectif ici est de na pas faire paniquer mais d'informer, sachant que le monde est soumis aujourd'hui à une telle pression qu'en rajouter enfonce davantage le clou de nos incertitudes, il est utile de comprendre ce qu'est ce nouveau virus et le champ de son action.


Compilation LA PRESSE et LE DEVOIR


En effet, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tranché après une réunion d’un comité qui n’avait pas été en mesure d’atteindre un consensus en ce qui concerne la gravité de l'épidémie simienne. C'est ce qu'il a annoncé lors d'une conférence de presse organisée samedi 23 juillet à Genève : « Nous avons une épidémie qui s’est propagée rapidement dans le monde, par de nouveaux modes de transmission, que nous comprenons trop peu et qui répond aux critères du Règlement sanitaire international ». Et de souligner que « Pour toutes ces raisons (il a) décidé que l’épidémie mondiale de variole simienne représentait une urgence de santé publique de portée internationale », soit le plus haut niveau d’alerte possible, en précisant que le risque de propagation de ce virus est élevé en Europe.


Gare à la stigmatisation !


Le patron de l’OMS a souligné pr ailleurs que plus de 16 000 cas avaient été diagnostiqués dans 75 pays jusqu’à présent, la maladie ayant fait 5 morts jusqu'à présent. Pour le Dr Tedros Adhanom, « il s’agit pour le moment d’une épidémie qui se concentre chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, en particulier ceux qui ont plusieurs partenaires sexuels », tout en constant que cela « signifie qu’il s’agit d’une épidémie qui peut être stoppée avec les bonnes stratégies dans les bons groupes ». Au plan social et humain, le responsable de l'OMS a averti cependant que « la stigmatisation et la discrimination peuvent être aussi dangereuses que n’importe quel virus ».


Des recommandations ont été émises par l’OMS pour différents groupes d’États en fonction de leur situation sanitaire, par exemple la production de vaccins et des mesures à prendre pour limiter la propagation de la maladie.


Le Dr Donald Vinh, infectiologue suisse et microbiologiste médical au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), est d’accord avec l’évaluation du MSSS. Selon lui, le Québec est « en avance » sur le reste du monde et arrive à freiner la propagation de la maladie en travaillant avec les experts et les communautés touchées.

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de déclencher le plus haut niveau d’alerte pour tenter de juguler la flambée de variole simienne, qui touche d’abord des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, mais il a vigoureusement mis en garde samedi contre toute stigmatisation des malades.

« J’ai décidé de déclarer une Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) pour ce qui concerne l’éruption de variole simienne », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’un point de presse, précisant que le risque dans le monde était relativement modéré à part en Europe où il est élevé.

Le Dr Tedros a souligné qu’à l’heure actuelle, « cette flambée est concentrée parmi les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, et en particulier ceux qui ont des partenaires multiples, ce qui veut dire qu’elle peut être stoppée avec les bonnes stratégies dans le bon groupe ».

« Il est essentiel que tous les pays travaillent étroitement avec les communautés d’hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes » pour leur fournir assistance et informations, a insisté le patron de l’OMS. « Ces mesures doivent protéger la santé, les droits humains et la dignité de la communauté affectée », a souhaité le Dr Tedros, en martelant : « la stigmatisation et la discrimination peuvent être aussi dangereuses que n’importe quel virus ».

Le traitement discriminatoire et l’hostilité infligés aux malades contaminés par le virus du sida sont présents dans tous les esprits, aussi bien des communautés touchées que des dirigeants de l’OMS, d’autant plus qu’ils font hésiter les malades à se faire soigner.

Depuis début mai, quand elle a été détectée en dehors des pays africains où elle est endémique, la maladie a frappé plus de 16 836 personnes dans 74 pays, selon le tableau de bord du Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) à la date du 22 juillet.

Si les autorités sanitaires du Royaume-Uni, l’un des épicentres de la maladie, ont fait état d’une baisse du rythme de contagion, le nombre de cas augmente rapidement dans le monde.

Le Dr Tedros a expliqué que le comité d’experts avait été divisé, neuf voix s’étant élevées contre une USPPI face à six voix en faveur d’une telle mesure. In fine, c’est lui qui a tranché.

« C’est un appel à l’action, mais ce n’est pas le premier », a souligné Mike Ryan, le responsable des situations d’urgence de l’OMS, qui dit espérer que cela va mener à une action collective contre la maladie.


La qualification d’USPPI est utilisée dans des situations « graves, soudaines, inhabituelles ou inattendues ». C’est seulement la 7e fois que l’OMS a recours à ce niveau d’alerte.


Lors d’une première réunion le 23 juin, la majorité des experts du Comité d’urgence avaient recommandé au Dr Tedros de ne pas déclarer d’USPPI.

Pourquoi ? Décelée pour la première fois chez l’humain en 1970, la variole simienne est moins dangereuse