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Maroc : croissance soutenue à 6,6% au 4e trimestre 2021

Dernière mise à jour : 14 juil.

Les résultats des comptes nationaux du royaume du Maroc font ressortir une croissance de l’économie nationale à 6,6% au quatrième trimestre 2021, au lieu d’une baisse de 5,1% durant le même trimestre de l’année précédente. C'est ce qui ressort de la dernière''note d'information'' du Haut-Commissariat au Plan marocain. Ce rebond est le résultat d’une forte hausse de 18,9% de l’activité agricole et de 5,6% des activités non agricoles.

Vues de Rabat, capitale du Maroc


Tirée par la demande intérieure, cette croissance a été réalisée dans le contexte d’une hausse de l’inflation et d’un léger besoin de financement de l’économie nationale. La valeur ajoutée en volume du secteur primaire, corrigée des variations saisonnières, a augmenté de 20,7% au cours du quatrième trimestre de l’année 2021 au lieu d’une baisse de 9% réalisée durant la même période en 2020. Cette évolution est due à la hausse de l’activité de l’agriculture de 18,9% au lieu d’une baisse de 10,7% une année auparavant et de celle de la pêche de 40,7% au lieu d’une hausse de11,5%. La valeur ajoutée du secteur secondaire a connu, quant-à lui, une augmentation de 5,2% au lieu de 0,9% durant le quatrième trimestre de l’année précédente. La valeur ajoutée du secteur tertiaire, de son côté, a connu une hausse de 5,1% après un recul de 7,1% durant le quatrième trimestre de l’année précédente. Dans ces conditions, et tenant compte de la hausse de 3% des impôts sur les produits nets des subventions, le Produit Intérieur Brut (PIB) en volume a enregistré un rebond de 6,6% durant le quatrième trimestre 2021 au lieu d’un recul de 5,1% une année auparavant.

Niveau général des prix en hausse et demande intérieure en augmentation Avec une hausse de 9,7% du PIB aux prix courants au lieu d’une baisse de 3,3%, le niveau général des prix a connu ainsi une hausse de 3,1% au lieu 1,8% la même période de l’année passée.

La demande intérieure a progressé de 7,3% au quatrième trimestre 2021 au lieu d’une baisse de 4,9% la même période de l’année 2020, contribuant ainsi pour 7,8 points à la croissance économique nationale au lieu d’une contribution négative de 5,3 points. Dans ce cadre, les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une hausse de 5,1% au lieu de 0,4%, contribuant pour 3 points à la croissance au lieu de 0,2 point. De même, la consommation finale des administrations publiques a affiché une augmentation de 5,2% au lieu d’une baisse de 3,5%, avec une contribution à la croissance de 1 point au lieu d’une contribution négative de 0,7 point.

De son côté, l’investissement brut (formation brute de capital fixe et variation de stocks) a enregistré une hausse de 13,1% au lieu d’une forte baisse de 14,7%, avec une contribution à la croissance de 3,8 points au lieu d’une contribution négative de 4,9 points, durant le même trimestre de l’année précédente. Une contribution négative des échanges extérieurs Les importations de biens et services ont affiché une hausse de 5,3% durant le quatrième trimestre 2021 au lieu d’une baisse de 6,7%. Les exportations, de leur côté, ont augmenté de 3,1% au lieu d’une baisse de 7,7%. A cet égard, les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé une contribution négative à la croissance, se situant à 1,2 point au lieu d’une contribution positive de 0,2 point le même trimestre de l’année précédente. En prix courants, avec la hausse du PIB de 9,7% au lieu d’une baisse de 3,3% et l’augmentation des revenus nets reçus du reste du monde de 19,8% au lieu de 20%, le revenu national brut disponible a connu une progression de 10,4% au lieu d’une baisse de 2,1% durant le quatrième trimestre de l’année 2020. Compte-tenu de la hausse de 7% de la consommation finale nationale en valeur au lieu d’une baisse de 1,9% enregistrée une année auparavant, l’épargne nationale s’est située à 31,3% du PIB au lieu de 28,7%. De son côté, l’investissement brut a atteint 32,8% du PIB au lieu de 28,3% durant le même trimestre de l’année précédente. L’économie nationale a connu ainsi un besoin de financement de 1,5% du PIB au lieu d’une capacité de financement de 0,4% du PIB.