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Maroc : Situation économique nationale 2021

Dernière mise à jour : 14 juil.

L’arrêté des comptes nationaux de l’année 2021 fait ressortir une croissance de l’économie nationale à 7,9% après une profonde récession de 7,2% en 2020 due en particulier à la crise sanitaire. Ce rebond est le résultat d’une forte hausse de 17,8% de l’activité agricole suite à une exceptionnelle compagne agricole et de 6,6% des activités non agricoles.



Tirée par la demande intérieure, cette croissance a été réalisée dans un contexte d’une forte inflation et d’une aggravation du besoin de financement de l’économie nationale.


Rebondissement de l’activité économique


En 2021, le secteur primaire a enregistré une forte croissance de 17,6% au lieu d’un repli de 7,1% réalisée en 2020. Cette évolution est due à la hausse de 17,8% de l’activité de l’agriculture au lieu d’une baisse de 8,1% et de 12,7% de celle de la pêche au lieu de 12,2% une année auparavant.


La valeur ajoutée du secteur secondaire a connu une augmentation de 6,8% après un recul de 5,2%. Ceci résulte de l’amélioration des valeurs ajoutées:

  • du bâtiment et travaux publics de 10,7% au lieu d’une baisse de 4,1% ;

  • de « Electricité, gaz, eau, assainissement et déchets » de 6,5% au lieu d’une baisse de 1,3% ;

  • des industries manufacturières de 6,1% au lieu d’une baisse de 7,4% ;

La valeur ajoutée du secteur tertiaire, de son côté, a affiché une hausse de 6,4% après une baisse de 7,9% en 2020. Elle a été marquée par la hausse des activités de :

  • Hébergement et restauration, avec 31,6% au lieu d’une forte baisse de 54,6% ;

  • Transports et entreposage, avec 15,2% au lieu d’un recul de 28,5%;

  • Recherche et développement et services rendus aux entreprises, avec 10% au lieu d’une baisse de 13,4% ;

  • Commerce et réparation véhicules, avec 7,9% au lieu d’un recul de 6,6%;

  • Services financiers et assurances, avec 4,6% au lieu de 0,6%;

  • Services Immobiliers, avec 3% au lieu d’une baisse de 0,8%;

  • Services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale, avec 3% au lieu de 0,8%.

Dans ces conditions, et tenant compte de la hausse de 8,8% des impôts sur les produits nets des subventions, le Produit Intérieur Brut (PIB) en volume a enregistré une croissance de 7,9% en 2021 au lieu d’un recul de 7,2% une année auparavant.

Niveau général des prix en hausse.


Aux prix courants, le PIB national a connu une forte hausse de 11,4% en 2021 au lieu d’une baisse de 7,1% une année passée, dégageant ainsi une forte hausse du niveau général des prix passant de 0,1% en 2020 à 3,2% en 2021.


Reprise de la demande intérieure


La demande intérieure a progressé de 9,1% au lieu d’une baisse de 6,5% en 2020, contribuant ainsi pour 9,8 points à la croissance économique nationale au lieu d’une contribution négative de 7,1 points.


C’est ainsi que les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une hausse de 8,2% au lieu d’une baisse de 5,6%, contribuant pour 4,8 points à la croissance au lieu d’une contribution négative de 3,3 points. De même, la consommation finale des administrations publiques a affiché une augmentation de 5,6% au lieu d’une baisse de 0,5%, avec une contribution à la croissance de 1,1 point au lieu d’une contribution négative de 0,1 point.

De son côté, l’investissement brut (formation brute de capital fixe ; variation des stocks et acquisition nette d’objets de valeurs) a connu une forte hausse de son taux d’accroissement passant de (-11,9%) en 2020 à (13,3%) en 2021, avec une contribution à la croissance de (3,8) points au lieu de (-3,6) points.


Contribution négative des échanges extérieurs


Au niveau des échanges extérieurs de biens et services en volume, aussi bien les exportations que les importations ont enregistré des fortes hausses durant l’année 2021. C’est ainsi que les importations de biens et services ont affiché une hausse de 9% au lieu d’une baisse de 8,6%, avec une contribution négative à la croissance de 4,5 points au lieu d’une contribution positive de 5 points, l’année dernière. De leur côté, les exportations ont augmenté de 8,7% au lieu d’une baisse de 15%, avec une contribution à la croissance de 2,7 points au lieu d’une contribution négative de 5,1 points une année passée.


Dans ce cadre, les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé une contribution négative à la croissance, se situant à 1,8 point au lieu d’une contribution négative de 0,1 point en 2020.


Aggravation du besoin de financement


Avec la