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Une micro-puce implantée dans la peau pour bien nous tracer

Dernière mise à jour : 28 avr.

On y est et il ne manquait plus que ça ! La micro-puce implantée dans la peau pour suivre à la trace notre respiration. C’est ce qu’une entreprise suédoise vient de proposer. Elle croit pouvoir ‘’héberger le pass sanitaire avec une puce implantée sous la peau’’, la nôtre bien sûr. Ce qui soulève de nombreuses questions dont une, essentielle : jusqu’où ira le politique dans sa franche volonté de soumettre le citoyen, individus et collectivement dans le même sac ?



Najib BENSBIA I Pourtant, la Suède est supposée être, plus qu’ailleurs en Europe, à l’avant-garde de la protection des libertés individuelles, donc collectives. Or, avec cette ‘’trouvaille’’, qui n’est plus un ingrédient de film fictionnel, elle fait un grand pas dans l’inconnu et, du coup, tuerait tout notion de liberté à la base.


Un temps d’avance pourrait-on s’exclamer. Or, avec cette micro-puce, c’est un pan de progrès humain qui sera mis dans la poubelle de l’Histoire. De quoi s’agit-il ? L’entreprise suédoise liberticide propose d’introduire sous la peau des populations un implant ou serait déjà intégré, en tant que données, le pass sanitaire. En d’autres termes, malgré tous les propos tranquillisants avancés à cet égard, tout individu le portant sera suivi en temps réel depuis n’importe quel poste opérationnel habilité à traiter de ce genre de programme. Donc partout où le pouvoir politique le voudrait.


En fait, cette ’’trouvaille’’ est déjà à un stade avancé de mise en œuvre dans ce pays, puisque, selon certains médias, des milliers de Suédois se seraient fait poser un implant électronique directement sous la peau pour remplacer de nombreux ‘’gadgets’’ dont ils se sert servent au quotidien : clés, cartes de visite, billets de train et d’avions… et, aujourd’hui, le pass vaccinal.


Or, on le sait, comme pour toute invention électronique, on passe toujours à une étape supérieure avec, à la clé, l’ambition de toujours gagner plus. C’est ce qui arrive avec cette micro-puce, que l’entreprise suédoise ‘DSruptive Subdermals’’ voudrait commercialiser, en visant plus haut et à une échelle élargie : la surveillance de masse. Ainsi, le tracking en temps réel du citoyen ne serait plus que télécommande et console à l’usage.


Certes, il est dit aujourd’hui que cette puce n’est pas activée instantanément, sachant qu’elle ne serait pas alimentée pas par une batterie intégrée et n’émettrait aucun signal. Selon cet argumentaire calmant, pour que la puce s’active, il faudrait qu’elle soit au contact de capteurs.


Pourtant, une interrogation légitime s’impose : ne pourrait-on pour autant l’activer par un procédé technologique à distance ? Pour l’instant, le fabricant affirme que la micro-puce implantée ne peut pas être activée pour connaître la position de la personne qui la porte et donc ne peut être suivie par GPS. En effet, selon les informations disponibles qui circulent sur le sujet, ce genre de puces est activée selon la méthode NFC comme pour certains smartphones, pour le moment. Elle ne peut stocker qu’une petite quantité de données, pour le moment, là encore. Et, ce qui est supposé tranquilliser, l’implantation de la micro-puce se ferait sur la base du volontariat.


Bien voyons ! C’est comme pour le vaccin. Les autorités administratives ont avancé, au départ, que se faire vacciner est un acte volontaire et de libre choix. Ces mêmes autorités ont dressé tellement de barrières, par la suite, pour obliger ceux qui refusent la vaccination le fassent malgré eux s’ils veulent vivre en Communauté. Et, aujourd’hui on en est arrivé au stade de la menace et de la vindicte publique, comme l’a fait un Chef d’Etat (Emmanuel Macron pour bien le nommer), qui a dit vociféré lundi 4 janvier face à des élèves «Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder» ! Allez savoir ce qu’il met dans cet ‘’emmerder ».


Au-delà de cette nouvelle technique de traçage, ce sont les principes fondamentaux de liberté et de libre arbitre qui sont remis en cause une fois encore. Il est bien évident, en l’état actuel des choses, que le Covid-19 a mis à rude épreuve les libertés individuelles et collectives au nom de la sécurité et la santé pour tous. Ce qui pourrait être à la limite justifié jusqu’à un certain degré. Mais il n’est nullement envisageable que l’individu soit soumis à l’asservissement intégral. Cette idée de puces-véhicules de données en est une entrée dangereuse et irréversible.


Avec cette initiative, on est passé à un stade pratique de ce qu’imaginaient Klaus Schwab et la World Economic Forum qu’il préside, prônant la « fusion homme-machine » et la Société 5.0 qui offriront aux multinationales le contrôle sur tout et rendront l’individu quantité négligeable et aisément échangeable.


De toutes les façons, les affirmations/justifications de ce genre d’entreprises sont peu fiables et facilement changeantes, puisqu’elles travaillent avec les gouvernements en place (merci Assange) et peuvent, à la demande de ceux-ci, modifier toute configuration technologique/électronique de tout support porté par l’être humain, c’est-à-dire les citoyens. Car, il doit être compris et bien évident que la juste et clairvoyante consiste justement à s’opposer à un tel capitalisme de connivence, car il érode les droits individuels. Il ne faut pas oublier que les entreprises privées, aussi riches soient-elles, dépendent toujours des monopoles juridiques et de violence des États, donc du pouvoir politique en place à la date dite.


Si les Suédois ont une confiance aveugle envers leurs dirigeants, en se faisant implanter cette micro-puce, ils devraient néanmoins prendre la pleine mesure de la menace qui pèse sur leurs libertés, voire l’intégralité de leur citoyenneté, si une méfiance méthodique ne calme pas les ardeurs de ceux qui les gouvernent. Si ceux-ci sont ‘’sereins’’ aujourd’hui, ceux de demain et de l’après-demain le seraient-ils toujours. Car, à force de se sentir en droit de tout faire, comme l’a montré l’histoire des nations et des peuples et, notamment ce virus qui taraude notre tranquillité, une micro-puce de ce genre ne serait qu’un tremplin vers d’autres plus lugubres desseins.


Lire également : La société de vigilance et de l’auto-surveillance


En fait, la micro-puce suédoise confirme la thèse assez développée aujourd’hui en Europe, soulignant que le capitalisme est arrivé à un stade où la liberté individuelle et collective et le libre choix de leurs gouvernants sont devenus un handicap majeur pour sa régénération, puisqu’il est arrivé à la fin de son cycle interne. Pour se redéployer, ce capitalisme a besoin d’une surveillance intégrale, elle-même dévoyée en auto-surveillance de masse, les uns épiant les autres pour le bien commun, le capitalisme de surveillance.